Mariage-CoeurdeFrance.fr est le portail du mariage en Région Centre. Toutes les infos pour votre organisation de mariage 45 dans le Loiret (Orléans, Montargis, Gien, Pithiviers), votre organisation de mariage 41 dans le Loir-Et-Cher (Blois, Vendôme, Romorantin), votre organisation de mariage 37 dans l'Indre et Loire (Tours), votre organisation de mariage 28 dans l'Eure et Loir (Chartres, Dreux), votre organisation de mariage 18 dans le Cher (Bourges, Vierzon, Saint-Amand-Montrond) ou votre organisation de mariage 36 dans l'Indre (Châteauroux). Pour votre mariage en sologne, mariage en touraine ou mariage dans le berry, vous recherchez une salle de réception, un photographe de mariage, un traiteur de mariage, un fleuriste pour mariage ou une robe de mariée, ce site est un véritable guide du mariage fait pour vous !

S'enregistrer

Les Traditions du Mariage en Région Centre !

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Le mariage était et reste, sans conteste, " le rite de passage " qui est le plus entouré de pratiques symboliques, de croyances et de superstitions. Petit tour d'horizon.

Une cuillérée de soupe. Pour se marier, le mois de mai était un mois à éviter absolument. Il avait la réputation de porter malheur. En Sologne, on pensait même que si la cérémonie avait lieu le mercredi, les maris auraient des femmes infidèles. Au XVIème siècle, pour se protéger des maléfices, il arrivait, qu'on choisisse de se marier la nuit ou en cachette. Selon d'autres croyances, au moment de l'échange des alliances, l'homme devait se passer lui-même la bague au doigt sous peine de perdre toute autorité sur son ménage. Parfois, un voile nuptial appelé "l'abri-fou " était tendu au-dessus des mariés durant l'office afin de leur garantir des enfants légitimes.

En Beauce disait-on : " Pour les filles du pays y'avait des coups de fusil à la sortie de l'église et même sur le parcours ". Ces salves d'honneur signifiaient au marié qu'il devait payer son écot. Cette technique du " garçonnage " ressemblait fort à du rançonnage. Par ailleurs, à Orléans, au XVIIIème siècle, lorsque la mariée arrivait à sa nouvelle demeure, elle avalait une cuillerée de soupe avant d'entrer et tous les convives l'imitait. En Sologne, elle devait enjamber un balai interdisant l'entrée du lieu où se tenait le repas de noce, et s'en saisir pour balayer le seuil.

" Cochelin ", " brûlot " et " pot de chambre ". A la campagne, les noces se tenaient généralement dans une grange aux murs recouverts de draps dans lesquels étaient piquées des fleurs des champs. C'était aux parrains et marraines que revenait la charge d'offrir le gâteau aux mariés. Un gâteau nommé le "cochelin ". Par la suite, il fut remplacé par des cadeaux "utiles ". En Val de Loire orléanais, pour clôturer le repas, on faisait " un brûlot " : mélange de "goutte " et de sucre qui était enflammé et dégusté par chaque convive.

Une tradition, toujours vivace, voulait encore qu'au matin, les jeunes recherchent le lieu où les mariés étaient allés se coucher et leur apportent une petite sustentation. Il s'agissait d'une simple soupe à l'oignon, d'un vin chaud ou d'une soupe au lait présentés dans des "vases de nuit " dont les bords avaient été enduits de moutarde. Aujourd'hui, le "pot de chambre " est le plus souvent garni de vin blanc et de chocolat. En outre, différents rites de fécondité existaient comme celui assez répandue en Sologne et Val de Loire de "casser le pot ".

Enfin, comme symbole de sa pureté, la mariée se devait de porter une couronne de fleurs d'oranger dites " fleurs éternelles ", reconstituées en cire. Celle qui avait "fauté " avant le mariage n'y avait pas droit. Pour les mêmes raisons, la jeune femme qui avait un enfant ne pouvait se marier en blanc. Après les noces, la couronne de mariée était précieusement conservée sous un globe avec le bouquet. Ces souvenirs du mariage accompagnaient souvent la femme dans son cercueil.

Extrait de Reflets du Loiret N°59, source : www.loiret.com